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La demande placée en baisse de 20% au 1er trimestre 2009

Publié le 09 avril 2009 par Nathalie Lhuillery

Avec 452 602 m² loués ou vendus aux utilisateurs au 1er trimestre 2009, la demande placée sur le marché de Paris/Ile-de-France accuse une baisse de 20 % par rapport à la même période l’an dernier et de 36 % si on la compare au niveau du 1er trimestre 2007, qui apparaît aujourd’hui exceptionnel. Signe de la poursuite du ralentissement de la demande, le nombre de transactions réalisées est passé, toutes surfaces confondues, de 769 au 1er trimestre 2008 à 646 lors des trois premiers mois de 2009.

La demande placée en baisse de 20% au 1er trimestre 2009

Mais les caractéristiques du marché n’ont guère évolué par rapport à l’an dernier. Ainsi le 1er trimestre 2009 a consacré, comme en 2008, un marché de grandes transactions porté par l’offre neuve.
« Si leur nombre et leur volume diminuent, la part des transactions supérieures à 4 000 m² reste élevée (47 % contre 46 % au 1er trimestre 2008) et reflète le poids de quelques mouvements majeurs, notamment à La Défense dans le secteur de l’industrie-distribution (Suez Environnement, Areva, GDF-Suez). Par ailleurs, si la part des prises à bail portant sur des immeubles neufs est en recul, représentant 50 % au 1er trimestre 2009 contre 69 % au 1er trimestre 2008, cette diminution ne traduit pas, cependant, la désaffection des entreprises pour le neuf » souligne Ludovic Delaisse, Directeur du département Bureaux chez Cushman & Wakefield France.

Les stratégies d’optimisation d’utilisateurs désireux de moderniser leur outil immobilier et qui, surtout, donnent la priorité à la réduction de leurs coûts restent donc le principal moteur du marché. La mise en œuvre de telles stratégies continue d’assurer l’attractivité des grandes surfaces neuves et peu chères, comme le confirment la part élevée des transactions comprises sous le seuil des 349 €/m²/an (46 % de la demande placée totale supérieure à 4 000 m²) et le succès de certaines offres de qualité situées dans les secteurs de report en première couronne.

En revanche, la conjoncture reste défavorable pour le quartier central des affaires parisien. Les utilisateurs du QCA sont ainsi réticents à y signer des baux à des loyers qui demeurent élevés : certaines entreprises reportent par conséquent leur décision immobilière tandis que d’autres franchissent le pas d’une délocalisation dans certains marchés de périphérie. Quelques chiffres suffisent à traduire l’affaissement du QCA : près de 40 % des transactions de plus de 4 000 m² réalisées au 1er trimestre 2009 (soit près de 82 000 m²) émanent d’utilisateurs ayant pour origine Paris QCA tandis que la demande placée, dans ce secteur, est en baisse de 44 % par rapport à la même période l’an dernier (61 123 m²).

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