Le guide pour les TPE & PME relatif aux marchés publics inférieurs à 40 000 euros HT

Le Médiateur des entreprises dont l’une des missions est de faire évoluer les comportements d’achats a publié en début d’année 2020 un guide à destination des TPE et PME pour les accompagner à oser la commande publique.

Ce guide vise à combattre les idées reçues et à diffuser les principales informations nécessaires pour répondre à des appels d’offres publics.

Composé de 20 pages, ce guide est destiné aux TPE et PME ; elles doivent franchir le pas et considérer les marchés publics comme un gisement de croissance. Avec un volume de 100 milliards d’euros par an, les marchés publics représentent un réel gisement de croissance pour les entreprises.

Seulement, il faut qu’elles s’emparent du sujet et qu’elles soient créatives dans leur approche auprès des donneurs publics, lesquels sont notamment incités à mener une démarche globale de « sourcing » pour connaître et élargir leur panel de fournisseurs potentiels.

Si l’accroche « Moins de formalités, plus d’opportunités ! » est séduisante sur le papier, le relèvement du seuil de dispense de procédure de passation des marchés publics implique nécessairement que les TPE et PME soient plus proactives pour identifier des projets qui ne feront plus l’objet d’une publication réglementaire, précédemment détectés via la mise en place d’une veille active par mot-clé sur le BOAMP ou encore une veille presse sur le portail des marchés publics France Marchés.

Les 9 chapitres du guide détaillent notamment les sujets ci-dessous :

  • les principes des marchés publics
  • les acheteurs
  • la nécessité de se faire connaître
  • la simplicité de la candidature
  • l’attribution du marché
  • l’exécution du marché et les étapes de paiement

Selon nous, l’idée maîtresse de ce guide repose sur la nécessité de se faire connaître auprès des 130 000 acheteurs publics. Le seuil relevé, de nombreux projets vont passer sous le radar. Se faire connaître auprès des services concernés (à la mairie, la communauté de communes, etc.) et entretenir des relations avec certains élus ou cadres vont devoir faire partie de l’artillerie des actions menées par les PME.

À ce stade, de nombreuses questions restent en suspens : Les PME ont-elles les moyens humaines et financiers pour détecter les « nouveaux » signaux faibles qui seront émis par les acheteurs publics (délibérations municipales, vœux des maires, actualités répertoriées dans la presse locale) ? Ce nouveau seuil s’inscrit-il dans la durée, de manière à permettre aux PME de changer leur organisation et ainsi devenir plus proactives ?

Si la simplicité d’accès aux marchés publics est certes un atout pour les PME, le nouveau seuil implique une posture d’écoute plus forte de leur part. Travailler sa notoriété et sa crédibilité au niveau local sera encore plus nécessaire que par le passé.

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Journaliste de formation, j'occupe actuellement la fonction de rédacteur au sein du réseau des sites Internet de services aux entreprises du groupe Libbre. Je peux justifier d'une expérience de six ans dans la presse quotidienne angevine au sein de trois quotidiens : la Nouvelle République, Ouest-France puis le journal majoritaire en Maine-et-Loire : le Courrier de l'Ouest (2007-2009).

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